Tendance 2017, le citoyen ou le consommateur?

Jeudi, 16 Mars, 2017
Mot du directeur général

Bien que le citoyen et le consommateur se retrouvent à l’intérieur de la même personne, ils n’envoient pas toujours un message cohérent au marché. Voici un exemple que Maurice Doyona donné pour illustrer la situation. Si nous nous fions aux signaux du citoyen, nous aurions besoin de 65 % du marché en œufs provenant de poules en liberté. La réalité du consommateur se situe plutôt aux alentours de 10 %.

Les grands restaurateurs nord-américains démontrent leur intérêt à répondre aux besoins du citoyen plutôt qu’à celui du consommateur. Cette décision engendre des changements profonds dans les méthodes de production. Les cycles de changement deviendront de plus en plus courts ayant pour effet de transformer un produit de niche en un produit de commodité en peu de temps. Si nous désirons profiter de ces valeurs ajoutées, nous devrons embarquer rapidement, mais au bon moment dans la tendance. Parce que si 10 % des consommateurs sont prêts à payer plus cher et que l’offre est de 65 %, cette nouvelle méthode de production deviendra la norme et nous perdrons hâtivement la valeur ajoutée de ce produit. L’important c’est de s’adapter aux tendances de fond et non pas aux modes passagères. Présentement, une partie de ces grandes tendances alimentaires sont l’augmentation de la consommation des protéines végétales, le bien-être animal, l’étiquetage des OGM, le biologique, l’agriculture urbaine et l’épicerie en ligne. Ce dernier point est, à mon avis, l’élément clé obligeant l’ensemble de l’industrie à bouger. Ainsi, prochainement, si le consommateur ne trouve pas ce qu’il désire à son épicerie, il l’achètera en ligne. Les exigences des consommateurs resteront un thème majeur en 2017. Une pression croissante des consommateurs et transformateurs pour que les producteurs changent leurs pratiques.

André Langlois, agronome

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